Tout commence entre la ville et les champs, à Besançon. Native de cette terre d'horlogerie, j'ai grandi à la lisière de deux mondes : celui de la précision des métiers d'artisanat et celui de la nature sauvage. De cet héritage, j'ai gardé une fascination pour le quantième — cette mesure du temps qui s'écoule — et la conviction que le savoir-faire n'a de sens que lorsqu'il honore le vivant.
« Le savoir-faire n'a de sens que lorsqu'il honore le vivant. »
L'intention créative
Après un parcours en stylisme-modélisme à Paris et diverses expériences à New York notamment, le besoin de sens est devenu vital. Dans un monde qui s'accélère, j'ai choisi de ralentir. Mon approche réconcilie la rigueur de la construction et la noblesse des matières brutes.
Créer un vestiaire au service du vivant, c'est pour moi concevoir des pièces où la main de l'artisan honore la fibre naturelle, pour une simplicité qui traverse les époques.
C'est à Bruxelles que ce projet a finalement trouvé son souffle. Pour le développement de Quantième, cette ville est un terrain fertile, un carrefour de connexions où les idées se partagent et s'entremêlent librement. C'est ici, dans cette effervescence bienveillante, que nous tissons les liens d'une mode plus consciente.
La main derrière la couleur
Également de Besançon, j'ai grandi au milieu d'ateliers d'artistes et artisans de ma famille. Nourri de dynamiques entre matières et couleurs, ces notions ont toujours existé en moi. J'ai alors parcouru mon chemin au travers d'une licence à l'ENSA Bourges, puis un master en Design d'innovation Social à Saint Luc à Bruxelles qui m'a permis d'ouvrir ma pratique au service de problématiques sociales et environnementales.
C'est en 2024, lors d'un stage avec Michel Garcia, que je me passionne pour la teinture naturelle, une rencontre entre couleur, végétal et textile.
« J'aime l'idée que la couleur ne soit pas figée. Elle vibre, évolue et nous reconnecte à une harmonie dont nous nous sommes éloignés depuis bien longtemps. »
L'année d'après, installée dans un atelier dans le centre-ville de Bruxelles, nous avons la possibilité de planter des fleurs tinctoriales dans un jardin collectif de quartier. Un nouveau terrain d'expérimentation qui me permet d'apprendre et de mettre en lumière une nouvelle approche totale : produire la couleur de la graine au tissu. Aujourd'hui, Quantième a la chance d'élargir ce petit jardin à environ 400 m² dans notre région natale.
Mon souhait est simple : que vous portiez sur vous une couleur qui a une histoire et une santé. C'est pourquoi il est important d'utiliser en grande majorité des plantes que l'on voit grandir et que l'on chérit jusqu'au bain de teinture.
Pour moi, la teinture naturelle est bien plus qu'une technique écologique, c'est une manière de créer en restant lié au vivant sans jamais le détruire.
Teinture végétale, durabilité — les raisons pour lesquelles nous faisons ce que nous faisons sont rassemblées dans notre manifeste.
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